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Nvidia à Berlin : des ordinateurs portables qui font tourner l'IA sans internet
Portables RTX Spark avec 128 Go de mémoire, mini-superordinateurs DGX, modèles ouverts, robots : à sa conférence de Berlin le 21 octobre, Nvidia a voulu montrer que l'IA peut aussi tourner chez soi. Le point sur les annonces.

Nvidia fabrique les puces qui font tourner la quasi-totalité des grands modèles d'IA. Lors de sa conférence GTC Berlin, le 21 octobre 2026, le groupe a mis l'accent sur une idée : faire tourner l'IA sur sa propre machine, sans dépendre d'un centre de données lointain. Son titre principal : « Apporter l'étincelle à l'Europe ».
RTX Spark : l'IA dans un ordinateur portable
L'annonce la plus parlante pour le grand public concerne les ordinateurs portables RTX Spark :
- 128 Go de mémoire unifiée, partagée entre le processeur et la puce graphique ;
- 1 pétaflop de puissance de calcul pour l'IA ;
- en vente depuis le 16 octobre chez Asus, Dell, HP, Lenovo, Microsoft et MSI, avec Acer « bientôt ».
Avec autant de mémoire, un portable peut faire tourner des modèles d'IA de taille moyenne hors connexion. C'est utile pour la confidentialité (les données ne quittent pas la machine) et dans les endroits où internet est lent ou cher.

Des mini-superordinateurs de bureau
Pour les professionnels et les laboratoires, Nvidia a détaillé deux machines :
- DGX Spark 64 Go : livraisons à partir du 23 octobre chez les partenaires ; on peut en relier jusqu'à huit pour additionner leur puissance ;
- DGX Station : 748 Go de mémoire et jusqu'à 20 pétaflops, disponible chez les partenaires, avec une version pour Windows annoncée pour la fin de l'année.
Des modèles ouverts
Nvidia a aussi publié des modèles d'IA ouverts, conçus pour tourner sur ces machines :
- Recursive Flint : 40 milliards de paramètres, dont 2,5 milliards actifs, sous licence Apache 2.0 (vraiment libre) ;
- Nemotron Bolt E4B, un petit modèle de 4 milliards de paramètres, sorti le 23 octobre ;
- FLUX.3 Klein, un modèle ouvert de génération d'images de 5,6 milliards de paramètres.

Robots, voitures et « usines d'IA »
Berlin a aussi été l'occasion de plusieurs annonces industrielles : une nouvelle plateforme de robot humanoïde de référence (Isaac), des partenariats avec des constructeurs automobiles européens pour les robotaxis, et des « usines d'IA » pour les centres de données européens.
Les jours suivants, Nvidia a annoncé l'extension de sa plateforme Vera Rubin chez Oracle, à une échelle de « plusieurs gigawatts » (27 octobre), et un élargissement de sa collaboration avec Meta (26 octobre).

Prochain rendez-vous : le 17 novembre
Nvidia publiera les résultats de son troisième trimestre fiscal le 17 novembre au soir (heure de New York). Ils seront scrutés : ils donnent la meilleure mesure de l'appétit mondial pour l'IA.
Pour qui en Afrique ?
Ces machines restent chères, et leur prix n'est pas encore fixé partout. Mais l'IA locale est une piste sérieuse pour les universités et les entreprises africaines : elle évite les coûts de bande passante et garde les données sur place. Les modèles ouverts de petite taille, comme Nemotron Bolt, tournent déjà sur des ordinateurs plus modestes.
Ce qu'il faut retenir
- GTC Berlin, 21 octobre 2026 : Nvidia mise sur l'IA qui tourne en local.
- Portables RTX Spark : 128 Go de mémoire, 1 pétaflop, en vente depuis le 16 octobre.
- DGX Spark (livré dès le 23 octobre) et DGX Station (748 Go, 20 pétaflops).
- Résultats trimestriels attendus le 17 novembre.
LLM : c'est quoi un « grand modèle de langage » ? L'explication sans mathsSource : Nvidia, « NVIDIA Sets Conference Call for Third-Quarter Financial Results », 28 octobre 2026
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